la technologie et la course

Un parapluie intelligent, une montre intelligente, un coureur intelligent?

Ce midi je suis allé courir sur mon heure de repas. Il faisait beau, les petits oiseaux gazouillaient, la neige fondait, les gens souriaient et les voitures m’arrosaient. Le bonheur.

Par contre, je ne savais plus du tout à quelle vitesse courir! Il y a près d’un an que j’ai suivi un programme de course. Je n’avais alors pas d’objectifs et c’était parfait ainsi. Mais quand vient le temps de s’y remettre, un programme c’est bien! (choisir-son-plan-dentrainement-quelle-horreur). Alors j’ai trouvé mon programme, mais pas mon pace. Vous savez, il y a beaucoup de pace : il y a le pace du bonheur, le pace de compète, le pace d’endurance, le pace pour améliorer sa VAM… Pour ceux qui s’interrogent sur le mot pace, vous pouvez changer PACE pour VITESSE. Mais comme c’est bien plus in de dire pace

Donc j’ai couru avec le pace du gars qui sait plus trop son pace. Voici la formule pour trouver cette vitesse de course :

(Expérience de course + meilleur temps sur un 5km x nombres de km annuels) / (nombre de bières / nombre de soirée sur le divan + nb de sacs de chips x le souvenir de « y m’semble que ma vitesse il y a 1 an c’était)». Le résultat vous donne mal à la tête et vous réaliser qu’il faudrait peut-être que vous fassiez un petit test officiel afin de déterminer votre bonne vitesse de course.

Je portais ma montre GPS, que j’ai oubliée de démarrer, donc en plus je ne m’y retrouvais plus! QUELLE VITESSE????

J’ai finalement terminé ma course avec le sourire jusqu’aux oreilles, mais aucune idée de la distance ou de la vitesse que j’ai tenu. Pas super lorsque tu fais un entraînement structuré, mais pas la fin du monde.

Je pensais à cette dépendance à la montre  en revenant du boulot, lorsqu’à la radio j’ai entendu un reportage sur un parapluie qui envoie un message à ton téléphone quand il y a de la pluie d’annoncée. Évidemment tu dois avoir le parapluie dans tes mains et être à l’extérieur pour que le tout fonctionne. Si je résume, le parapluie te dit qu’il va pleuvoir lorsque tu es dehors. Si tu penses qu’il va pleuvoir, habituellement tu apportes ton parapluie. Par contre, s’il fait beau, tu le laisseras à la maison! Je vous confirme que je riais tout seul dans la voiture lorsque j’ai entendu cette nouvelle. Mais ça m’a un peu ramené à mon problème de pace.

J’ai besoin d’un montre GPS pour me dire que je coure trop vite ou pas assez vite…ouin…Habituellement, lorsque tu es essoufflé, c’est un signe! Pas besoin d’une montre à 300$ pour te dire que tu cours trop vite, la petite sensation de brûlure dans ta gorge fait la job!

Attention, la montre est un très bon outil d’entraînement. Je ne le nie pas. Mais ce n’est assurément pas une nécessitée, pas plus que la dernière application sur votre cellulaire. Un carnet d’entraînement papier, une montre de base et surtout, un coureur qui s’écoute un peu. Si à la fin de votre entraînement vous n’avez pas besoin de changer vos vêtements car vous êtes au sec, c’était peut-être un peu trop molo. Si vous avez dégobillé 5 fois pendant vos intervalles, c’était peut-être trop intense (ou vous étiez lendemain de veille et n’auriez pas du courir!).

La morale? Il y a plein de supers outils, mais le coureur doit aussi s’écouter dans tout ça! Et même si vous n’avez pas les outils, sortez courir et fini les excuses!

Bonne course!

Ps, voilà le lien vers le site du parapluie!

PPs, à quand la machine intelligente qui me coulera la bière du vendredi sans un col de 3po?

J’espère que vous avez autant de plaisir à lire ce texte que j’en ai eu à l’écrire!

CArl

 

 

Share

Laisser un commentaire