motivation sortez courir

Faire face à une perte de motivation ! Où donc est allée ma motivation ?

Ce week-end, vous prendrez peut-être le départ du Marathon de Québec ou des Défi s du Parc ou encore, la semaine prochaine, de l’une des courses de la Chute du diable, sinon, nous nous verrons peut-être à l’UTHC le 9 septembre prochain ? Si vous participez à l’une de ces courses, vous avez trimé dur les derniers mois ! Vous avez de longues semaines d’entraînement derrière les pattes et je vous félicite pour ces efforts accomplis pour vous rendre à votre jour J!

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, la saison d’entraînement qui s’achève a été pour moi, tout le contraire d’un long fleuve tranquille ! J’avais pourtant connue une superbe saison hivernale de course et de rando en montagne. Toutefois, à partir du mois de mai, j’ai l’impression que ma motivation s’est retirée en même temps que l’eau du fleuve après les inondations…je l’ai complètement perdue et je n’avais aucune idée où elle était passée

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et ça a duré…jusqu’en juillet ! C’est long sur le mental toughness !

Avant que cette perte de motivation se sauve sans s’annoncer, je n’avais pas de mérite : partir courir pour m’entraîner, j’en avais toujours envie ! Et ce, depuis les 8 dernières années que je pratique la course à pied. Personnellement, ça donc été un coup dur.

Ça ne me tentait juste pas…

Chaque fois que je «devais» partir pour l’entraînement, l’une ou l’autre de ces phrases me venait automatiquement : «ça ne me tente pas», «j’ai pas le goût», «j’ai pas de jus!». Je partais donc à reculons. Car malgré cette non-envie, ce non désir (comme l’écrivait Joan Roch), j’y allais pareil. Après quelques km, parfois, je rattrapais mon envie, mon plaisir de courir… mais y a des fois, où je courais après ce plaisir et revenue à la maison, je ne l’avais toujours pas retrouvé. Heureusement, ceux-là ont été rares…

Je me suis questionnée, est-ce que parce que cette année, j’ai choisi d’y aller

  • avec pas de coach, pas de programme, pas de club
  • juste au feeling

que mon désire d’aller m’entraîner me glissait entre les pattes ?

Est-ce le vent qui tourne ?

Ce vent qui semble affecté plusieurs amis et connaissances coureurs, ayant perdu le fun de courir, le plaisir que cela procure. Le besoin de prendre une pause. Est-ce que ce vent m’a aussi attrapé ?

Mon fun cette année, je l’ai surtout visité lors des sorties familiales en randonnées en montagne. Voir ma p’tite famille SE dépasser alors que nous étions ensemble à partager un moment.

La motivation retrouvée

Un jour de juillet, ma motivation est revenue. On m’offrait l’occasion de participer au QMT (Québec méga trail) avec mon amie Sylvie (avec qui j’avais eu le bonheur de faire deux ultras les deux années précédentes), la simple idée d’imaginer cette journée de plaisir, je retrouvais ce que j’avis perdue quelques mois avant.

Mon constat : courir n’est pas un sport d’équipe, mais pour moi, il vient un temps où, surtout pour la course en sentier, c’est aussi un sport de partage. Partager des moments uniques, avec des personnes uniques. Moments pendant lesquels on peut même apprendre de l’autre, de soi. Possible que ce ne soit pas votre cas. C’est le mien et je l’assume très bien J

Il y a aussi cette autre motivation

Je me suis posée la question : si tu n’as pas si envie que ça de courir, pourquoi veux-tu faire cette course ? Pourquoi UTCH et pourquoi 65 km ? Je connaissais mes raisons, mais j‘avais besoin de me les ressortir :

  • Pour le défi,
  • la distance,
  • mais aussi beaucoup pour la cause : la sclérose en plaques (SP) et plus spécifiquement…
  • pour elles.

Elles, se sont deux personnes près de moi qui doivent vivre avec la SP. J’ai donc choisi, en 2017, de courir pour elles. Elles sont ma motivation la plus importante. J’ai l’immense privilège d’être en santé, de pouvoir courir, elles non. Elles occupent mon esprit et c’est à elles que je pense à l’entraînement dans les moments plus difficiles. Je me dis que pour elles, je dois y arriver. Je vais y arriver !

Ahumm…Mantra

Personnellement, j’aime bien courir avec un mentra, une phrase que l’on se répète (comme une chanson qu’on aime et qu’on fredonne sans réfléchir). Le mentra, m’aide à avancer quand je suis dans une passe creuse. Actuellement le mien est «fais-le pour elles!» Si vous êtes sur le point de faire votre 1ère course ou que vous avez aussi connu une baisse ou une perte de motivation cette année, un mantra pourrait aussi vous aider à avancer, quand vous frapperez le mur ou encore lors de montées plus abruptes de votre prochaine course en sentier. Pensez à quelque chose qui vous représente, ou à pourquoi vous courez. Concis et simple !

 

Des obstacles autres que physiques peuvent donc survenir. Et si on dit que l’important dans la vie, ce n’est pas la destination, mais bien le chemin, alors, mon chemin menant à ma destination de course de 2017 aura été sinueux. Aujourd’hui, j’arrive à me visualiser, le «motton» dans la gorge, au fil d’arrivée le 9 septembre…mais il reste encore quelques semaine sur le chemin de cette destination rêvée.

À suivre…

P.S. À mon ami Carl : je crois que tu pourrais prévoir un nouveau chandail

«Ça m’tente pas, mais j’y vais pareil ! #FiniLesExcuses! Sortez courir !

Guylaine Maltais

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