maman qui court

Comment franchir la ligne d’arrivé d’un demi-marathon quand on est une (nouvelle) maman ?

Comment franchir la ligne d’arrivé d’un demi-marathon quand on est une (nouvelle) maman ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet

J’ai toujours été sportive, mais jamais compétitive. À preuve, ayant pratiqué la boxe durant 6-7 ans, le «sparing» n’était clairement pas pour moi. J’hyper ventilais au premier jab de la boxeuse d’en face. Je préférais de loin tout ce que nécessitait la mise en forme par la boxe et monter dans le ring, c’était avec le coach que j’aimais le faire.

Avant l’arrivée de ma fille, je pratiquais le vélo de route depuis 4-5 ans. Un peu crinquée, si je sortais moins que pour 40 km, je n’avais l’impression de m’être assez donnée. Toutefois, je roulais pour rouler, cumuler des km pour mon pur plaisir. Ce sport amène un puissant sentiment de liberté ! Avec un bébé, les choses ont changé. Faire garder ma petite fille pour aller assouvir mon désir de dépassement pendant des heures, ne m’interpellait juste pas. Mais le besoin de bouger était là. Je devais juste trouver le bon sport.

2009 : une première sortie de course

J’ai commencé à courir pendant des vacances d’été au Nouveau-Brunswick, avec des amis. Ma fille avait alors 2 ans. Je me souviendrai toujours de ce 1er 15 minutes de course à pied avec et incitée par mon amie Judith : j’ai tellement eu mal aux cuisses !!! L’acide lactique a commencé à se faire sentir 3 minutes après avoir terminé cette sortie…je n’arrivais même plus à me plier les jambes. Impossible pour moi d’imaginer que j’allais recommencer !

Toutefois, au retour de vacances, et avec du recul, je réalisais que je pouvais m’accorder du temps pour moi, sans être partie trop longtemps tout en rencontrant mes besoins d’adrénaline et de dépassement. Une petite sortie sur l’heure du lunch, 30-45 minutes, 3-4 fois semaines et le tour était joué ! Tranquillement, dans cette même année, la course à pied est devenue mon sport.

S’inscrire à une course

Ce qui a contribué à ma motivation ? M’inscrire à une (première) course qui me semblait inaccessible (je voulais me prouver que je pouvais le faire) : un demi-marathon (celui d’Ottawa). Plus que novice dans cette discipline j’ai fais appel à un entraîneur qui a concocté un programme pour MOI. Un premier coach, c’est comme un 1er amour : quand ça fonctionne bien, on s’en souvient positivement ! Il a bâti mon programme sur mesure, selon :

  • Le nombre de fois semaine que j’accordais déjà à l’entraînement
  • Le nombre d’heure/jour que je consacrais au sport
  • Si j’étais prête à augmenter et si oui, de combien (heures/jours)
  • Si je pouvais accorder du temps le week-end à des entraînements

Il s’est donc basé sur MA réalité de vie. La marche a donc été moins haute à monter pour moi. Si vous choisissez un coach, ce sont des éléments qu’il devrait vous demander.

Intégrer l’entraînement d’un demi-marathon à sa vie familiale

Évidemment, quand on décide de s’inscrire à une course, peu importe la distance, personne n’ira faire les entraînements à notre place. Pas même le meilleur des coachs ! Chaque membre de la famille, par leur soutien et leur énorme compréhension, contribue à notre accomplissement. Ce fut le cas pour moi et ça l’est aussi pour plein d’autres coureurs.

Intégrer un entraînement de demi-marathon à ma vie familiale m’a permis de vivre de beaux moments uniques avec ma fille, toute petite à ce moment là. Je sortais courir avec la poussette et hop, la cocotte prenait l’air en même temps ! Rapidement, ses «Go maman, Go ! » ont eu l’effet escompté. Parfois, elle courait même à mes côtés.

Donc, comment on en arrive à franchir la ligne d’un demi-marathon (ou toute autre distance) quand on est une (nouvelle) maman?

  • En s’accordant du temps pour soi, sans se sentir coupable (car une fois revenue, nous sommes tellement plus disposées) ;
  • En joignant la famille à notre projet ;
  • En mettant le bébé dans la poussette et en l’amenant avec nous (pas à toutes les sorties, mais l’idée est de ne pas s’empêcher «parce que l’on a des enfants» ;
  • En étant prête à accepter qu’il y aura des sorties «moins payantes» que d’autres parce que garçon ou fillette voudrait faire comme maman, mais que ces moments là sont des cadeaux et que vous transmettrez en même temps, des valeurs de saines habitudes de vie ;

Comment ça été ce 1er demi-marathon ?

Du bonheur ! Accompagnée de mon amie Judith (avec qui tout avait commencé au Nouveau-Brunswick) et son homme. Être là, tous les trois, parmi des milliers d’autres passionnés, prêts à se réaliser et se dépasser était juste incroyable. Et qui était là pour vivre le moment avec moi quand j’ai franchie la ligne d’arrivée ? Mon équipe technique : mon homme et ma fille. Et qui a entendu le descriptif de ma course, km par km de comment j’avais vécu cette 1ere, au retour dans l’auto ? Ma famille !

Alors, l’idée vous trotte dans la tête ? Fini les excuses ! Sortez courir !

Guylaine M.

 

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